Régalades : comment la CCAPV transforme son patrimoine culinaire en série vidéo

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4–7 minutes

Nombre de mots :

1 034 mots

Comment donner à voir 41 villages et leurs recettes de famille sans figer ce patrimoine
dans un livre qu’on referme une fois lu ? La Communauté de communes Alpes Provence Verdon a choisi
la vidéo pour prolonger son ouvrage « Régalades », consacré au patrimoine culinaire du territoire.
Dix courts-métrages tournés avec BMAX donnent la parole à des habitants, producteurs et artisans
qui transmettent leurs recettes à l’écran plutôt que sur papier. Voici ce que cette série révèle
sur la valorisation vidéo d’un patrimoine local, et comment elle a été construite.

Dans cet article :

Maurice Laugier, président de la CCAPV, présente le projet vidéo Régalades sur le patrimoine culinaire du territoire.

Le projet Régalades, un livre prolongé en vidéo

La Communauté de communes Alpes Provence Verdon (CCAPV) a fait le choix, sous la présidence de
Maurice Laugier, de prolonger son livre « Régalades » par une série de vidéos courtes. L’ouvrage
recense les recettes et traditions culinaires des 41 villages du territoire, après un annuaire des
producteurs et un label « pays gourmand » déjà mis en place ; les vidéos en sont la suite logique,
pour faire vivre à l’écran ce que le livre fixe sur le papier.

Dix films ont été tournés avec BMAX : une présentation institutionnelle du projet, puis neuf
recettes portées chacune par un ou plusieurs habitants du territoire, de la tourte aux blettes à
la crème de châtaigne en passant par l’aïoli et le gigot d’agneau haut-alpin. Chaque vidéo dure
entre une et trois minutes, tournée sur le lieu de vie ou de production de la personne qui
transmet la recette.

Transmettre une recette à l’écran, un exercice différent du livre

Un livre de recettes fige un geste en une liste d’ingrédients et d’étapes. Une vidéo montre autre
chose : le rythme d’un pétrissage, l’hésitation d’une main qui dose « à peu près », le sourire quand
la tarte sort du four. C’est cette matière-là que le tournage est allé chercher, plutôt qu’une
simple démonstration culinaire filmée.

Concrètement, chaque personne filmée présente sa recette avec ses propres mots, parfois son propre
accent, souvent une anecdote familiale qui ne figurerait jamais dans un livre de recettes classique
: une transhumance de ruches jusqu’au bord de mer, un mortier utilisé trente ans durant pour l’aïoli
d’une fête de village, une chataigneraie plantée par un grand-père. Ce sont ces détails vécus qui
donnent à la série sa valeur, bien au-delà de la recette elle-même.

Les visages qui portent le patrimoine du territoire

La force de cette série tient à ceux qui la portent : des producteurs (apiculteur à Lambruisse,
éleveur à Castellane, arboricultrice à Clumanc), des artisans (boulanger à Saint-André-les-Alpes,
atelier de transformation à Annot) et des habitants de plusieurs villages du territoire, qui
transmettent une recette de famille parfois vieille de plusieurs générations.

Un fil rouge traverse plusieurs vidéos : l’association Petra Castellana, présidée par un
enseignant-chercheur qui intervient sur deux films de la série pour replacer une recette dans son
contexte historique (l’aïoli comme plat identitaire provençal, les traditions culinaires de Noël).
Ce passage d’un sachant du patrimoine local à celui qui prépare réellement la recette structure la
narration de plusieurs vidéos de la série.

Jean-Luc, président de l'association Petra Castellana, et Denise, habitante de La Mure, présentent l'aïoli dans la série Régalades de la CCAPV.
L’aïoli, une des 9 recettes de la série Régalades

Pourquoi une collectivité a intérêt à filmer son patrimoine

Un office de tourisme, une communauté de communes ou un syndicat mixte qui valorise déjà son
patrimoine culinaire, naturel ou artisanal par l’écrit gagne à le prolonger en vidéo courte pour
trois raisons concrètes. D’abord la diffusion : une vidéo d’une à trois minutes circule sur les
réseaux sociaux et sur un site internet bien plus facilement qu’un livre ou une brochure, avec un
coût de diffusion proche de zéro une fois le tournage réalisé. Ensuite l’incarnation : voir et
entendre un habitant du territoire raconter sa recette crée une proximité qu’aucun texte ne
reproduit, et ancre le patrimoine dans des visages réels plutôt que dans une collection anonyme.
Enfin la durée de vie : contrairement à un événement ponctuel, une série de vidéos « recette » ou
« patrimoine » reste pertinente toute l’année et peut être republiée au bon moment (une recette de
châtaigne en automne, une recette de Noël en décembre).

Comment BMAX a organisé le tournage et la diffusion

BMAX a assuré la captation photo/vidéo de l’ensemble de la série pour la CCAPV, avec un tournage
organisé village par village, chez ou avec chaque intervenant plutôt qu’en studio. Le montage
final donne à chaque recette un format court, pensé pour une diffusion multicanal : YouTube pour
la version complète, puis une déclinaison réseaux sociaux (LinkedIn, Instagram, Facebook) et une
publication Google Business Profile pour chaque film, étalée dans le temps plutôt que publiée en
une seule fois.

Cette approche, une captation qui devient un contenu qui vit sur plusieurs mois plutôt qu’une
seule publication, est la même méthode que BMAX applique à ses missions institutionnelles et de
valorisation de territoire.

Jean-Luc, président de l'association Petra Castellana, et Michel, habitant de Thorame-Haute, présentent les traditions de Noël dans la série Régalades de la CCAPV.
Les traditions de Noël, dernier volet de la série Régalades

Questions fréquentes

Combien de vidéos compte la série Régalades ?
Dix vidéos au total : une présentation institutionnelle du projet et neuf recettes portées par des
habitants et producteurs du territoire de la Communauté de communes Alpes Provence Verdon.

Qui a réalisé le tournage de la série ?
BMAX a assuré la captation photo/vidéo de l’ensemble des dix films pour la CCAPV, en tournant
directement chez ou avec chaque intervenant du territoire.

Une collectivité peut-elle commander une série similaire pour son propre patrimoine ?
Oui : le format (courts films tournés sur site, avec des habitants ou producteurs locaux comme
intervenants) s’adapte à tout patrimoine local, culinaire ou non, qu’une collectivité souhaite
faire vivre au-delà d’un support écrit.

Une série qui prolonge un livre par l’image

Cette série Régalades illustre une méthode plus large : un patrimoine déjà documenté par écrit
gagne à être prolongé en vidéo courte, diffusée dans la durée plutôt qu’en une seule fois. Si votre
collectivité, votre office de tourisme ou votre structure souhaite valoriser un patrimoine local de
la même manière, BMAX peut vous accompagner sur ce type
de captation
.

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Article rédigé par Benjamin MAXANT, gérant de BMAX, publié en 2026.

Benjamin

Fondateur & Consultant en communication digitale et audiovisuelle

Après 13 ans à travailler en indépendant, entre terrains commerciaux, plateaux photo et stratégies digitales, j'ai fondé BMAX pour mettre cette expérience au service des entreprises d'ici. Mon moteur : aider les PME locales à gagner en visibilité, à communiquer avec impact et à construire une image qui leur ressemble vraiment. Basé à Digne-les-Bains, j'interviens de la stratégie à la création de contenu, avec une seule priorité : que ça serve concrètement votre activité.

Intervenant marketing à l'IUT de Digne-les-Bains (Université d'Aix-Marseille) : licence professionnelle GACO.
105 articles publiésSpécialités : Photographie & vidéo · Visites 360° · Stratégie LinkedIn · Meta Ads · SEO local · Contenu multicanal · CRM & prospection
Série vidéo Régalades de la Communauté de communes Alpes Provence Verdon, patrimoine culinaire des 41 villages du territoire.

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